Putain, je hais ces moments, ou j'ai la sensation que rien ne vaut le coup, que de tout ce qu'on fait est forcement à un moment ou à un autre vouait à l'echec, alors à quoi bon, juste envie de baisser les bras et de laisser tomber.
Je crois qu'avant, j'etais plus forte.
Je suis une putain d'associale.
Je hais les gens parce qu'ils m'aident pas.
Je suis si fatiguée de toute cette chiasse merdique qu'est ma vie. Je fais semblant d'y mettre des papillons et des fées qui virvoltent de fleurs en fleurs, alors qu'en vrai ce sont plus des cafards et des monstres qui grouillent sur le sol et se cachent dans les recoins sombres. Depuis le temps, je devrais m'y faire, et bah non, grosse couillonne que je suis j'arrive encore à me faire des blagounettes. Ahah. En parlant de grosse couillonne, j'ai encore grossi, enfin ca fait quelques temps, mais la, ca devient flagrament vilain. Associable, grosse et moche. Tout pour plaire. Allez une balle dans la tête pour la ptite demoizelle, une. Et BAM, tout serait fini, plus de prise de tete, plus rien.
Il est où l'interet? Finir dans un hospice avec une couche collée à mon cul et un tube dans la bouche? Avoir des gamins pour qu'ils finissent avec un cancer de la peau et trois yeux a se battre pour avoir de l'eau à la Mad max, tout ca parce qu'on est des gros porcs d'exploiteurs et de pollueurs? Acheter une baraque que je vais mettre 50 ans à rembourser? Un mari qui va finir par me tromper avec la nounou des 1.7 enfants que j'aurai eu en 4 mariages? Un chien que je devrais euthanasier avec les 1.7 enfants qui me supplieront de le laisser encore un jour en vie, et que c'est pas grave si il est aveugle et boiteux, eux l'aiment comme ca?
Putain, des fois je me dis, tout ca, ca vaut pas le coup. Mais en meme temps ca me fait marrer. Parce qu'au final, on finira tous comme ca, avec la baraque, le chien aveugle et boiteux, les 4 divores, les 1.7 enfants et au final la couche au cul en s'imaginant que notre vie n'aura pas été si pourrie pour se reconforter quand la grande faucheuse arrivera. Pauvre de nous. Pauvre de moi.